Skip navigation

Category Archives: Economy-Economie

During a St. Barths territorial meeting recently held to establish budgetary guidelines for 2012, St. Barths president, Bruno Magras, told council members that the island government is going to be tightening its collective belt. Not that it has to. Not yet, at least. With a currently balanced and debt-free budget- a rarity among French local collectivities-St. Barths will adopt the austerity measures being applied in countries around the world as preventive medicine and keep 2012 spending close to the bone.

The precautionary measures come primarily in response to two factors for which the island’s budget must be accommodated. The first is reduced income notably from lowered capital gain taxes. The second is the compensation fee. French law requires the local government to compensate for income France would have received from St. Barths the island’s status not been changed. This fee, or tax, is due annually but has not been paid since 2009. In 2012, St. Barth will be required to pay the cumulative sum of 28 million euros to its French motherland.

President Magras sees St. Barths contribution to the national budget as only natural; nevertheless, he’ll be negotiating with the federal government to see if amounts can be lowered and if payment plans can be established to keep the island financially self-sufficient.

Only two projects, already underway, have been provisioned in the 2012 budget: a medical live-in facility for the elderly and a sewage plant in Gustavia. The future of new projects will depend on available credit lines. It is a reality that is welcomed with neither enthusiasm nor alarm. The budgetary ceilings are coming after a period of heavy government investments to improve St. Barth’s roads in Grand-Fond, Petite Saline, St-Jean, Flamands and a much-needed new parking lot in St. Jean, which will be open for the approaching Holiday season. Other completed or nearly completed projects include roadway improvement of Gustavia’s main street and the extension of Gustavia’s quay in front of the Collectivity House.

A l’image de l’économie mondiale en pleine cure d’austérité, la collectivité de Saint-Barthélemy devra elle aussi se serrer la ceinture dans les années à venir. C’est ce qu’a annoncé le président de la collectivité, Bruno Magras, lors du débat sur les orientations budgétaires qui s’est déroulé la semaine dernière à Gustavia.

Si le budget de Saint-Barthélemy est équilibré et sans aucune dette –une situation rare en France- le volume des investissements publics devrait être revu, faute de moyens, à la baisse, dès 2012.

Ce ralentissement s’explique par une baisse des recettes (et notamment celles issues de la taxation des plus-values immobilières) et surtout par le versement à l’Etat d’une dotation globale de compensation instituée lors de la création de la collectivité. La loi impose en effet le paiement d’une somme forfaitaire dont le montant cumulé depuis 2008 s’élève aujourd’hui à environ 28 millions d’euros (soit en gros chaque année le montant des recettes perçues au titre de la vignette automobile, de la taxe sur les sociétés et de la taxe sur les carburants).

Si Bruno Magras estime normal de payer cette contribution et de participer ainsi à l’effort de solidarité nationale, il a néanmoins précisé qu’il espérait pouvoir négocier son montant à la baisse et revoir les modalités de versement de façon à assurer l’autonomie financière de Saint-Barthélemy.

Seuls deux chantiers, déjà en cours d’exécution, ont donc été déclarés prioritaires pour 2012, la construction de l’établissement hospitalier pour les personnes âgées et  la mise en service de la station de traitement des eaux usées à Gustavia. Le sort des nouveaux projets dépendra des lignes de crédits disponibles. Une situation accueillie sans enthousiasme mais sans alarmisme non plus, cette pause arrivant il est vrai après la réalisation récente de nombreux investissements (réfection des routes de Grand-Fond, Petite Saline, St-Jean, Flamands, construction d’un parking à Saint-Jean, réaménagement de la rue principale et allongement des quais à Gustavia, etc.).

La capacité d'accueil des yachts pourrait être accrue dans les années à venir

Y-aura-t-il un jour des digues qui entourent partiellement la rade de Gustavia et la protège ainsi des effets de la houle ? Y-aura-t-il un jour une marina qui permette d’accroître la capacité d’accueil du port et particulièrement celle des motoryachts ? Il y a quinze ans environ, lorsque je m’occupais de la rédaction du Journal de St-Barth, nous avions publié un projet de développement du port qui répondait positivement à ces questions. C’était l’époque où l’on célébrait le 1er avril avec innocence. Si l’histoire avait été diversement accueillie, aujourd’hui elle ne fait plus guère de vagues, tout au moins dans son principe.

Direction du port et représentants du monde économique semblent, par exemple, s’entendre sur la nécessité de développer les infrastructures actuelles. Le but est triple comme l’a rappelé récemment le président de la collectivité. Le soutien de l’économie locale tout d’abord. La mise en chantier de ce projet éviterait notamment la noyade à un BTP soutenu par les commandes publiques depuis le début de la crise mondiale. Le renforcement de l’attrait et de la capacité touristique de Saint-Barth ensuite avec l’amélioration des conditions d’accueil de la clientèle « maritime », principalement la clientèle des yachts qui s’est développée depuis dix ans (hausse de 30% entre 2000 et 2007 avec un pic, cette année là, à près de 40 000 passagers) et qui pourrait se fatiguer des mouvements de houle qui obligent régulièrement les capitaines de bateaux à aller mouiller en dehors des limites du port. Enfin, la construction d’une digue permettrait de protéger un littoral touché par les vagues déferlants sur les rivages de Gustavia, Public et Corossol.

La principale interrogation reste désormais le financement. Même si elle n’a pas encore été chiffrée, cette opération ne pourra pas être réalisée, faute de liquidités, par la collectivité. Un investisseur privé a récemment proposé de prendre en main le projet en échange de l’exploitation du futur nouveau port (les recettes totales de l’activité portuaire s’élevaient à environ 2,7ME en 2009).

A huit mois des prochaines élections locales, les élus ont préféré botter en touche, laissant à la prochaine équipe en place le soin de se pencher sérieusement sur la question. Affaire à suivre donc pour ce dossier complexe qui pourrait radicalement transformer l’image et la vie de la capitale de Saint-Barthélemy dans les années en venir.

Edging toward the end of 2009, a year after the global collapse of financial markets that took everyone’s breath and cash flow away, how is St. Barths faring?

It is possible that this is the first time since the 1980’s and the beginning of the island’s contemporary tourism-driven prosperity that St. Barth protective economy-proof bubble has been pierced so directly. There was the Gulf War in 1990, Hurricane Luis in September 1995 and eight years ago, 9/11. All of these global events impacted St. Barths and weakened economic performance, but, generally speaking, their impact was less intense and shorter-lived than the market crash of 2008. To put things in perspective, it seems only fair to mention that before the financial crisis, at the beginning of the 2008/2009 tourist season, the island was coming off two exceptionally lucrative years. Tourism dollars poured in, the economy was on full throttle, the population was increasing, new businesses were created, and the real estate market was all about the seller as king.  Property prices were on an upward spiral, pirouetting their way through the roof.

The economic and financial crisis put an abrupt stop to the élan of recent years, like someone hitting the stop button in the middle of a wild trance dance. Like everywhere else, St. Barths 2008/09 season was marked by a marked drop in activity. In the absence of any broad spectrum statistics or publication that posts earnings or other financial indexes for the island, it’s difficult to get any kind of accurate handle on the extent or the full scale of the market phenomenon. There are, however, three indexes that give a fairly reliable idea of economic activity. For the first 9 months of 2009, revenue from the 5% duty tax, applied on all imported merchandise, fell by 35% for the same period in 2008. Airport traffic dropped by 16% from the high season period spanning November 2008-April 2009 when compared to the same period the year before. Lastly, gas receipts from the fuel tax (applied on each liter of gas purchased) fell by 20%, when compared against the same 6 month period for the previous year. When combined, these numbers provide an economic window into the extent of the crisis. Without pinpointing a specific number, that window gives us an understanding of the continuum of measurable loss, ranging from 15% to 35%. No surprise here, as the keystone of St. Barths tourism comes from the USA, notably the Northeast, an area hit particularly hard by the financial crisis. Local government leaders recently created the judicial and fiscal tools they will need to control a development that seems to have a mind of its own. It’s ironic that the market beat them to the punch.

In an island economy such as St. Barths, where the majority of businesses are directly or indirectly reliant on tourist dollars, the financial crisis has lowered performance in all business sectors. From boutiques, to restaurants, hotels, construction to real estate, every sector has taken a hit. In general, there have been no major changes in any one industry. Certain establishments have changed hands but this is in keeping with the business shuffle that occurs every year before Thanksgiving, the unofficial start of high season. As businesses prepare to greet the new season, uncertainty and hope can be felt in equal measure. In a show of strength, the local government has thrown the gauntlet and  is stepping up to pull the economy forward. It recently invested 90 million euros in new projects (rebuilding roads, creating a retirement home, etc.), which will keep the construction business afloat.

To speak more specifically about real estate, the 2008 financial crisis has infused its dourness into 2009. Aside from the exceptional-even history-making-sale of a Gouverneur property earlier this year to Russian billionaire, Roman Abramovich, the rest of the season was relatively calm, with only a few real estate sales transacted mostly at the lower end of the price scale. As a consequence, villas are on the market longer and a market correction has stabilized prices that were on the vertiginous upswing for years. Generally, even if local real estate prices have not come down, there are deals to be had. Some St. Barths sellers are beginning to come around to the fact that market conditions have changed and that, if they want to sell, the buyer is now in the lead.

Gustavia 2 web

Gustavia, the admistrative and economic center of St.Barts (Photo: Pierre Carreau).

Où en est Saint-Barth en cette fin d’année 2009, un an après l’effondrement des marchés financiers?

D’une manière générale, on peut dire que c’est probablement la première fois depuis les années 80 et le début des années de prospérité contemporaine de l’île, que Saint-Barth ressent directement les secousses d’un phénomène extérieur. Certes, la guerre du Golfe en 1990, le cyclone Luis en septembre 1995 ou les attentats du 11 septembre 2001 avaient, dans le passé, freiné l’activité mais leur impact avait été de courte durée et leur ampleur moins significative. Il est vrai également, pour remettre les choses en perspective, que Saint-Barth, au début de la saison 2008/2009, sortait de plusieurs saisons de croissance vigoureuse avec une fréquentation et une activité touristique très soutenues. L’économie marchait à plein régime avec une augmentation de la population, la création de nombreuses entreprises et, dans l’immobilier, une demande et une spéculation fortes à des prix qui ne cessaient de grimper.

La crise économique et financière mondiale a stoppé l’élan des années précédentes. La dernière saison a en effet été marquée par une baisse de l’activité. En l’absence de publication des résultats financiers des secteurs d’activités, il est difficile de mesurer précisément la dimension du phénomène. Cependant trois indicateurs fiables en donnent une idée très probablement assez juste. Ainsi sur les neuf premiers mois de l’année 2009, les recettes des droits de quai (produit de la taxe de 5% sur l’ensemble des marchandises importées) sont en baisse de 35% par rapport à la même période l’année dernière. Le nombre de passagers à l’aéroport est lui en recul de 16% sur la haute saison (novembre 2008/avril 2009) par rapport aux mêmes six mois de l’année précédente. Enfin le produit de la taxe sur les carburants (perçue sur chaque litre d’essence vendu) a chuté de 20% pendant les six premiers mois de l’année. Cette fourchette, de moins 15 à moins 35%, semble refléter  la réalité et ne constitue d’ailleurs pas une surprise, la clientèle traditionnelle, en majorité originaire du nord-est des Etats-Unis et travaillant dans la finance, ayant été très sévèrement touchée par la crise.

Ironie du sort, c’est au moment même où les élus locaux se donnent progressivement les outils juridiques et fiscaux pour maîtriser le développement que l’économie mondiale se charge d’elle-même de réguler une situation qui semblait parfois échapper à tout contrôle. A Saint-Barth, la baisse de l’activité frappe tous les secteurs, boutiques, restaurants, hôtellerie, bâtiment, immobilier -chacun étant directement lié à l’activité touristique- sans que l’on ait constaté pour autant de grands changements. Certains établissements ont changé de main mais c’est la règle chaque saison et en ce début de mois de novembre, chacun est prêt, certes avec un sentiment d’incertitude plus marqué, à démarrer une nouvelle saison.

La collectivité de son côté joue son rôle de moteur de l’activité et, fort de ses capacités de financement, a investi près de 90 millions d’euros dans de nouveaux projets (réfection des routes, création d’une maison de retraite, etc.), des investissements qui permettent de soutenir l’activité dans le bâtiment. Pour parler plus précisément de l’immobilier, la crise économique et financière n’a pas épargné le secteur et  l’année 2009 ne fait que confirmer la tendance déjà apparue en 2008, c’est-à-dire le très net ralentissement de l’activité. En dehors d’une propriété à Gouverneur vendue au début de l’année à un prix exceptionnel, la saison a été calme avec un faible nombre de transactions à des montants principalement d’entrée de gamme. En conséquence les villas restent plus longtemps sur le marché et une correction s’est opérée sur les prix qui se sont stabilisés. Même si les prix demandés n’ont pas, dans leur grande majorité, baissé, il existe néanmoins des opportunités sur des biens qui retrouvent aujourd’hui des valeurs prenant en compte la conjoncture économique globale. Aux acheteurs d’en profiter!