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Category Archives: Tourism-Tourisme

La capacité d'accueil des yachts pourrait être accrue dans les années à venir

Y-aura-t-il un jour des digues qui entourent partiellement la rade de Gustavia et la protège ainsi des effets de la houle ? Y-aura-t-il un jour une marina qui permette d’accroître la capacité d’accueil du port et particulièrement celle des motoryachts ? Il y a quinze ans environ, lorsque je m’occupais de la rédaction du Journal de St-Barth, nous avions publié un projet de développement du port qui répondait positivement à ces questions. C’était l’époque où l’on célébrait le 1er avril avec innocence. Si l’histoire avait été diversement accueillie, aujourd’hui elle ne fait plus guère de vagues, tout au moins dans son principe.

Direction du port et représentants du monde économique semblent, par exemple, s’entendre sur la nécessité de développer les infrastructures actuelles. Le but est triple comme l’a rappelé récemment le président de la collectivité. Le soutien de l’économie locale tout d’abord. La mise en chantier de ce projet éviterait notamment la noyade à un BTP soutenu par les commandes publiques depuis le début de la crise mondiale. Le renforcement de l’attrait et de la capacité touristique de Saint-Barth ensuite avec l’amélioration des conditions d’accueil de la clientèle « maritime », principalement la clientèle des yachts qui s’est développée depuis dix ans (hausse de 30% entre 2000 et 2007 avec un pic, cette année là, à près de 40 000 passagers) et qui pourrait se fatiguer des mouvements de houle qui obligent régulièrement les capitaines de bateaux à aller mouiller en dehors des limites du port. Enfin, la construction d’une digue permettrait de protéger un littoral touché par les vagues déferlants sur les rivages de Gustavia, Public et Corossol.

La principale interrogation reste désormais le financement. Même si elle n’a pas encore été chiffrée, cette opération ne pourra pas être réalisée, faute de liquidités, par la collectivité. Un investisseur privé a récemment proposé de prendre en main le projet en échange de l’exploitation du futur nouveau port (les recettes totales de l’activité portuaire s’élevaient à environ 2,7ME en 2009).

A huit mois des prochaines élections locales, les élus ont préféré botter en touche, laissant à la prochaine équipe en place le soin de se pencher sérieusement sur la question. Affaire à suivre donc pour ce dossier complexe qui pourrait radicalement transformer l’image et la vie de la capitale de Saint-Barthélemy dans les années en venir.

Part of St. Barth’s marine reserve, Fourchue offers boaters a peaceful place to moor.

The next time you’re in Saint-Barth, take the opportunity to visit Fourchue, an uninhabited islet located 2 miles northwest of Colombier beach. It is a perfect and nearby choice for pleasure boating and picnicking, daytripping and dreaming. Part of St. Barth’s marine reserve, Fourchue offers boaters a peaceful place to moor and snorkelers need only hop overboard to acquaint themselves with the underwater denizens of the bay: multi-colored fish, rays, sea turtles, the occasional barracuda… 

If you want to leave your boat and go for a nature hike, you can paddle to land in just minutes. Here’s a tip: load a wakeboard with your precious cargo to keep it dry. When exploring Fourchue, precious cargo means ample sunscreen, a hat, good sunglasses, water and finally thick-soled, close-toed walking shoes. The island’s former residents, a herd of goats, were placed into early retirement. But when they lived on the islet, they nibbled through every green thing that grew, leaving nothing but naked, rocky terrain populated by cactus, the only thing the goats seemed to show little taste for. Since their departure, the island is greener than it used to be, but it’s a far cry from lush. It is by arid by any standard, and there’s not a shade tree in sight. If you can brave the terrain, you’ll enjoy gamboling up and down Fourchue’s five hills- the highest measuring 80 meters-and catching some panoramic views of both St. Barts and St. Martin. You may even see some of the balancing rock installations (artist/s unknown) that have gone up in clusters around the islet. 

During your hike, chances are high that you’ll run into the ‘bones’ of the island’s history.  A cistern-in-ruins bears silent testimony to the fact that the island was not always uninhabited. According to records, it was the Swedes who first took interest in the islet. More particularly, it was Swedish botanists, who in 1826, catalogued over 300 plant species there. Around 1788, a young Swedish doctor observed that nowhere else in the Caribbean had he seen as many “English head” (melocactus intortus) as in Fourchue. This particular species of cactus, also found in St. Barths, produces tart, yet edible magenta fruits the size of pumpkin seeds, and at the time, was the snack-of-choice for Fourchue’s wild rabbit and goat population. The doctor went on to report the presence of a “negro”, the island’s only human inhabitant, who shared Fourchue with “several hundred goats” and “an innumerable flock of birds”. At the time the doctor made his observations, the island was also used for quarantine. “When there is a smallpox outbreak among the negroes”, he noted, “it is customary to send the sick here.” Sickness and isolation were but two of the incalculable hardships suffered by African slaves who were forcibly brought to the Caribbean on European vessels.  

Later, around 1813, a Frenchman made Fourchue his home. According to historical accounts, the native of Marseille spent the last fourteen years of his life as a naked hermit. He was reported to have used a coffin as his bed for the duration of his island tenure. He was buried in his ‘bed’, but no trace of his tomb has ever been found. For those who visit the islet today, it is hard to imagine that the island was once animated by pirates and sea merchants who sailed through the West Indies, or by ruthless traders who ran a thriving business of human trafficking. As it turns out, Fourchue’s calm waters made the perfect hand-off spot for contraband, gunpowder among them, freely and illegally traded by American, French and English marines alike. Swedish archives document how pirates captured an American vessel with 380 slaves aboard who were sold off for the sum of $30, 000 to unscrupulous bidders. Though they condemned slavery, St. Barth’s former Swedish governors would sidestep moral policy. Heinous or not, the slave trade meant wealth for both local merchants and the Swedish crown, and governors reluctantly tolerated the practice.  

This article is based on Per Tingrand’s book “Saint-Barthélemy à l’époque suédoise”, published in 1995 by St.Barts town hall and cultural center

Un très bel endroit pour passer la journée.

La prochaine fois que vous venez a Saint-Barth, allez faire un tour à Fourchue*, cette petite île déserte située à à 2 milles au large de Colombier. Fourchue est une des destinations favorites des croisiéristes en raison de son mouillage assez bien protégé (et réglementé, l’île fait partie de la réserve marine) et de son site de plongée avec la présence le long des côtes de nombreuses variétés de poissons multicolores (perroquets, chirurgiens, etc), de tortues, de raies ou autre barracudas. Une ballade sur Fourchue donne toujours l’impression de partir un peu à l’aventure sur ce territoire très aride dominé par cinq sommets dont le plus haut culmine à près de 80 mètres. De la crème solaire (il n’y a aucun arbre pour vous mettre à l’ombre) et des chaussures sont recommandées pour marcher sur cette terre rocailleuse où s’épanouissent de nombreux cactus. L’escalade peut être pour certains fastidieuse mais une fois tout  en haut, le panorama vers St-Barth et St-Martin s’avère magnifique.

En vous promenant, vous découvrirez sans doute les ruines d’une ancienne citerne, signe que la petite île n’a pas toujours été aussi désolée qu’aujourd’hui. Ce sont les suédois qui s’y sont les premiers intéressés et particulièrement les botanistes qui, en 1826, ont compté plus de 300 espèces de plantes. Un jeune médecin suédois constatait déjà, vers 1788, n’avoir jamais observé, sur aucune autre île des Caraïbes, un aussi grand nombre de « tête d’anglais », des cactus que l’on rencontre également en grand nombre à Saint-Barth. Cette flore faisait à l’époque le délice des lapins et des chèvres qui vivaient en liberté. Il n’y avait pas que des animaux et des plantes sur Fourchue. Le médecin rapporte, dans ses écrits, la présence d’un « nègre » qui y vit « avec quelques centaines de chèvres » et « une foule innombrable d’oiseaux ». A cette époque, l’île est également utilisée comme lieu de mise en quarantaine. «Lorsque la variole sévit parmi les nègres, on a l’habitude d’envoyer les malades ici,»  précise le scientifique. Plus tard, vers 1813, s’y installera un français, originaire de Marseille. Il y passera apparemment les quatorze dernières années de sa vie menant, nu, une existence d’ermite. L’histoire raconte qu’il aurait dormi dans son cercueil pendant toutes ces années et qu’il aurait été enterré sur place mais aucune trace de sa tombe n’a jamais été retrouvée.

Si aujourd’hui la baie de Fourchue est une destination paisible propice à la plongée et au pique-nique en bateau, elle a connu également des périodes plus animées à l’époque où pirates et  corsaires sillonnaient les Antilles et où le commerce des esclaves battait son plein. Les eaux calmes de Fourchue étaient le lieu de transfert de marchandises illégales où les marins américains, anglais et français s’adonnaient à toute sorte de contrebande, notamment de  poudre et d’armes. Plus près de nous, les anciens racontent que, lors de la deuxième guerre mondiale, les sous-marins allemands venaient se ravitailler en carburant.  Les archives suédoises rapportent aussi l’arraisonnement par des pirates d’un navire américain qui transportaient à son bord 380 esclaves. Ceux-ci furent vendus à Fourchue à des marchands peu scrupuleux pour la somme de 30 000 dollars. Tout en ne cessant de condamner ce triste marché qu’ils n’ont pas les moyens d’arrêter, les gouverneurs de Saint-Barth ne pourront néanmoins s’empêcher de constater qu’il rapporte beaucoup d’argent aux commerçants locaux et à la couronne suédoise.

*Pour en savoir plus sur Fourchue, voir l’ouvrage de Per Tingrand « Saint-Barthélemy à l’époque suédoise » dont je me suis inspiré dans cet article.

Almost there! (Photo: Pierre Carreau)

We are accused of being an over-informed society, but when it comes to St. Barths travel, you really do want to bone up on travel before you come. Think of it as health insurance. Unless you are sailing in with Puff Diddy on his anthracite yacht or chartering your own private plane–many do–you’ll have to rely on public transportation, like the rest of us. That narrows your options down to air and sea. Let’s start with air. You can choose from two local airlines : Winair and St. Barth Commuter. St. Barth’s famed airstrip cannot accommodate any major airline carriers so all air travel is routed through Saint-Martin. From there, you have to book a smaller plane to get to the magical island of St. Barths. Wherever your starting point, the most important thing to keep in mind, when it comes to making it all the way to your final destination without an unplanned or unwanted evening in St. Martin, is the Cinderella curfew principle. When flying in to St. Barths on a connecting flight, you have to get into St. Martin early enough to catch an outbound flight before sunset, which is when the local and singular airport closes. Take 5:45 pm as your winter curfew, and 6:45 pm as the summer curfew, then count backwards from there. If your plane doesn’t get in at least one heaping hour prior to your St. Barths flight, chances are you will not be able to board. Prevention: Book well in advance. Planes are small, regulars have figured out the ropes and book early. When mapping out travel, be sure to give yourself enough time for unexpected delays, to the extent that it is possible. Ground delays out of Newark, Kennedy, Laguardia, Boston due to bad weather are not uncommon in the winter. If you miss your connecting flight, St. Martin airline agents will usually work with you to get you on an outbound flight later that day, (note to self: be nice, don’t yell or you have a snowball’s chance in hell of getting out) but be aware that as flights are usually full during high season, even well-intended ground crew may not be able to get you a coveted boarding pass for your St. Barths-bound plane the same day. If you haven’t been able to get in by the last plane to St. Barths, several options: 1-have a heart attack 2-make arrangements to spend a night in St. Martin (I would suggest La Samanna) 3-make a frigging mad dash to the ferry station to hop on the evening ferry, which arrives in St. Barths between 8 and 9 pm.

Here’s a tip for the ladies. In the summer months, taking the ferry ride can be just wonderful. During the winter months, however, the sea is more rambunctious and the reality of the ride in is this. The sea swells can be so raucous that it can test your mettle and your intestines. If you have a tendency to get sea sick, think about traveling with motion sickness pills, favor flats to stilettos, dress comfortably. You’d hate to mess up your Hermes scarf… During months when the sea is more clement, the ferry crossing can be a delicious Caribbean adventure, a wonderful opportunity to sit outside and pull up your favorite playlist, look at the stars and just dream your way into St. Barths.

If you are flying in from Europe, consider Paris your hub city. Daily flights leaving out of Charles de Gaulle (CDG) make it easy to connect to Paris and then travel direct to St. Martin. Many Londoners take the train to the plane. Really, a great option. If you prefer plane to plane, there is a 6:40 am departure out of Heathrow which gets you into CDG in time for the 10:30 am flight to St. Martin. From Italy, there is a 7 am departure out of Rome to CDG, a 7:30 am departure out of Geneva, and a 7 am out of Munich and a 7:15 am out of Moscow. Corsair runs three weekly flights out of Orly during high season and Air Caraibes, starting on December 12, offers 2 weekly flights, with a layover in Port-a-Prince, Haiti. (currently, not such a good idea) From the USA, the choices vary. East Coast airlines including American Airlines, US Airways, Continental, Delta, and Jet Blue fly into St. Martin daily . In high season, flights land from departure points out of New York, Philadelphia, Charlotte, Atlanta and Miami. If flying in from Canada, catch West Jet, Air Transat or Air Canada out of Toronto or Montreal for additional-if less frequent-options. From South America, unless you’re going private, you have to transit through Miami, where American Airlines runs a daily flight with an 11:35 am departure and an arrival into St. Martin at 3:25 pm.

The most challenging part of the trip might well be the connection from St. Maarten to St. Barths. Princess Juliana airport was recently remodeled so it now is in conformity with all international travel standards. This being said, the welcome there can be less than hospitable. Whether you’re a St. Barths resident, a long-time visitor or coming for the first time, the immigration, check-in and other airport procedures can be very taxing. My advice: don’t forget to see your therapist before coming and if you suffer from high blood pressure, be sure to take your medicine. Not everyone reacts so well to surly. Believe me, even if you think you are a very nice, polite person, sometimes, experiences at the St. Maarten airport can really severely challenge your perception. The magic alternative would be to avoid St. Martin altogether. You can do that by taking Tradewind Aviation out of Puerto Rico. Private and regular charters get you into St. Barths in 70 minutes time. If you have to go through Juliana in St. Martin, you can hire a private charter with St. Barth Commuter or Windward Island Express. You will pay more, but comparatively speaking, the service is well worth the hassle free travel. For regularly scheduled flights, the connection process is simplified if the local airline carrier you have chosen has a bilateral agreement with the major airline carrier you have chosen so that bags can be checked straight through to your final destination. If not, you are looking at picking up your bags in St. Martin and then having to register them again. Winair works with Continental, Delta, US Air and Air France. If your bags are checked straight through, you can skip immigration and baggage claim. You simply go to the correspondence gate to pick up your boarding pass, take a back passage up to security check, and then head to your departure gate. If you do have to go through immigration, baggage claim, check-in, like I said, take anger management classes.

If you don’t like small planes or miss your connecting flights, private boats or public ferries are your option. The Voyager and the Great Bay Express have daily runs at the end of the afternoon early evening with departures of of Marigot, Oyster Pond or Phillipsburg (Dutch side). There is a faster, more private and more expensive option, and that is to charter a private crossing with Master Ski Pilou, Yannis Marine, Marine Service or Ocean Must. It’s a 45- minute ride with a smile, service on a racy speed boat that brings you into Gustavia port.

The megayachts are back to St.Barths. Gustavia is always sold out between Christmas and New Year's Eve.

  

C’est bientôt Noël et les yachts arrivent dans la rade de Gustavia. Traditionnellement depuis maintenant quelques années, Saint-Barth est le port d’accueil de nombreux megayachts et de leurs propriétaires qui viennent passer les derniers jours de fin d’année. Le port, comme l’aéroport, a une taille réduite et les places à quai sont limitées. Une trentaine environ sont disponibles devant la capitainerie (le quai d’honneur), l’hôtel de la collectvité ou au quai de la République. Impossible de réserver, la règle est celle du premier arrivée. Pour les megayachts de plus de 60 mètres, la question de l’emplacement ne se pose pas. Le port étant trop petit pour les accueillir, ils doivent mouiller à l’extérieur. Quelques-uns des plus grands bateaux de la planète, Octopus (126 mètres avec 8000 m2 de surface habitable et 82 chambres sur 5 étages), Rising Sun (138 mètres et 60 membres d’équipage, 2 hélicoptères et un sous-marin qui peut accueillir 10 personnes), ou encore Pelorus (115 mètres) ont l’habitude de venir entre Noel et le Nouvel An. En raison de la crise économique, le nombre de bateaux devrait être cette année similaire à celui de l’année dernière bien loin des chiffres de 2006 et 2007 où une soixantaine de superyachts était venu passer le réveillon. Le nombre total de bateaux présents devrait tourner autour de 250 dans les derniers jours de l’année. Le record remonte à 2007 avec 350 unités dans les eaux de Saint-Barth avec à leur bord plus de 3000 visiteurs.

A classic view over the harbour before Christmas.

  

Shell Beach is a popular mooring during the holiday season

  

Yachts over 180 feet like Pelorus (377 ft) have to anchor outside of Gustavia.

  

Comment venir à Saint-Barth? D’où que vous partiez, il y a toujours plusieurs options, l’essentiel étant d’arriver suffisamment tôt à Saint-Martin, en fin de matinée ou en début d’après-midi, pour attraper une correspondance. La piste de St-Jean ferme en effet quelques minutes après le coucher du soleil (vers 17h45 l’hiver et 18h45 l’été), une arrivée tardive ou de nuit à Juliana (l’aéroport de la partie hollandaise de l’île voisine) vous obligera soit à prendre le bateau soit à passer une nuit à Saint-Martin.

Pour les européens, la solution la plus facile est de passer par Paris. Air France a un vol quotidien au départ de Charles de Gaulle qui permet les correspondances en provenance de la province et des pays étrangers notamment l’Angleterre (départ Heathrow 6h40 avec une arrivée à CDG à 9h00 pour le vol AF de 10h30, l’hiver en haute saison), l’Italie (départ 7h00 de Rome), la Suisse (départ 7h30 de Genève), l’Allemagne (départ de Munich à 7h00) ou plus loin la Russie (départ 7h15 de Moscou). Corsair propose trois vols par semaine pendant la haute saison au départ d’Orly et Air Caraïbes, à partir du 12 décembre, propose deux vols par semaine (avec une escale à Port au Prince au retour).

Des Etats-Unis, les choix sont variés. La majeure partie de la clientèle américaine de l’île vient de la côte Est et les principales compagnies aériennes (American Airlines, US Airways, Continental, Delta, Jet Blue) volent sur Sint Maarten quotidiennement, en haute saison, depuis New York, Philadelphie, Charlotte, Atlanta ou encore Miami. Même chose en provenance du Canada, de Toronto ou Montréal ou, en dehors des compagnies américaines, les compagnies canadiennes comme West Jet, Air Transat ou Air Canada offrent des pistes supplémentaires (mais sur une base beaucoup moins fréquente). Depuis l’Amérique du Sud, le passage obligé est Miami où American Airlines vole quotidiennement vers Juliana (départ 11h 35 avec une arrivée à 15h25).

Le passage le plus délicat avant de rejoindre Saint-Barth est l’escale à Sint Maarten. Juliana peut-être un challenge. L’île voisine n’est pas reconnue pour son accueil chaleureux et que vous veniez pour la première fois ou que vous soyez résident/visiteur de longue date de Saint-Barth, le passage de l’immigration, l’enregistrement et l’embarquement sont parfois une épreuve de force pendant laquelle il faut savoir garder son calme. L’alternative magique est bien entendu d’éviter Sint-Maarten. Des Etats-Unis, la solution est de prendre Tradewind Aviation à partir de Porto Rico. Des vols privés et réguliers vous emmèneront, en 1h20, directement à Saint-Barth. Autre possibilité cette fois-ci au départ de Juliana, réserver un avion privé, via Saint-Barth Commuter ou Windward Island Express. Le coût du voyage n’est pas le même mais vous y gagnerez en temps et en tranquillité. Pour les vols réguliers, la correspondance est plus simple si la compagnie aérienne avec laquelle vous voyagez a des accords avec la compagnie qui vous emmène à Saint-Barth (Winair par exemple travaille avec Continental, Delta, US Air et Air France). Dans ce cas, vous n’avez pas à passer par l’immigration et à récupérer vos valises. Il suffit d’aller au comptoir des correspondances (avant l’immigration) pour récupérer votre carte d’embarquement et de passer directement en salle de départ. Il se peut que vos bagages n’arrivent pas en même temps que vous à Saint-Jean, particulièrement l’hiver quand les avions sont pleins. Pour les passagers qui doivent repasser par l’immigration, l’enregistrement pour St-Barth se fait aux comptoirs situés sur la gauche après l’immigration. Le plus frustrant, généralement, à Juliana, c’est l’attente car, bien souvent, les horaires annoncés ne sont pas respectés. La compagnie la plus efficace et la plus ponctuelle est Saint-Barth Commuter.

Enfin pour ceux qui sont allergiques aux petits avions ou dont le vol a malheureusement atterrit en retard, il reste l’option bateau avec des ferries (Voyager ou Great Bay Express) aux horaires réguliers en fin d’après midi au départ de Marigot ou Phillipsburg. Plus rapides et plus chères, des compagnies privées (Master Ski Pilou, Yannis Marine, Marine Service, Ocean Must) vous conduiront, en 45 minutes, à bord d’une vedette rapide, jusqu’au port de Gustavia.

Once you’ve climbed over the hill, you catch sight of it, and frankly, it takes your breath away. Saline, one of St. Barts best loved beaches, is one of those rare spots on the planet where you can find an idyllic stretch of sand, a picture-perfect beach and on it, no housing. No buildings. Not a one. Ah, sweet, sweet perfection. Lay out your towel, and your eyes will land on Coco, the big rock, er, islet, smack in the middle, a favorite haunt for scuba divers. Closer to shore, swim, walk, body surf or just laugh out loud for the unbelievably good fortune that brought you here. Saline, for all who know it, is nothing short of magical.

There’s nothing fancy about Saline. It’s a neighborhood endowed with a lion’s share of charm, tranquility and authenticity. You might be interested to know that Saline has its own history, its own dialect, and the salt marshes. In the middle of the 20th century, salt ‘mining’ was the island’s sole economic activity, and ensured a meager livelihood for islanders. For over fifty years, the St. Barth gathered salt by hand. The product was then exported by boat to Guadeloupe and Martinique. 

Today, that hand-to-mouth existence seems veritable light years away from the island’s current prosperity. The beach is Saline’s biggest tourist draw, and four restaurants have sprouted up to accommodate them. The oldest, le Tamarin, has a large garden, rare for St. Barts. Capri is the neighborhood’s Italian restaurant. Just before reaching the beach’s public parking area, l’Esprit de Saline and le Grain de Sel lay side by side, each opened up by former Maya restaurant chefs.

From a demographic point of view, the Saline valley is inhabited primarily by local families and year-rounders.  As you leave Saline and head to Grand Fond, there is another more rural Saline, called Petite Saline, nestled in between St. Jean and Grand Fond. When thinking real estate, view comes to mind, and many of the Saline homes have little or no view of the ocean. This is partially due to the nature of the real estate grid in the valley, and partly due to the sand dune you must conquer which hides the beach it protects. As you head away from the beach, toward St. Jean or Petite Saline, some of the hillside homes here offer ocean views over Lorient, St. Jean or Grand Fond. 

Up on the hill in St. Jean, a rare and beautiful view over Saline (Photo: Pierre Carreau)

Up on the hill in St.Jean, a rare and beautiful view over Saline (Photo: Pierre Carreau)

Saline, l’une des plages les plus populaires de St-Barth, longue étendue de sable blanc dans un environnement sauvage où de la plage, aucune construction ne vient troubler le paysage. Endroit magnifique avec au loin l’ilet Coco, un gros rocher planté au milieu de l’océan qui fait le délice des plongeurs en bouteille. Devant les yeux un dégradé de bleus dans lesquels il est délicieux de se plonger. Saline c’est aussi un quartier avec son charme particulier, un oasis de tranquillité, à seulement deux minutes de l’agitation touristique de St-Jean. Saline a sa propre histoire avec son dialecte unique et ses anciens marais salants, trace encore bien visible de la seule industrie de l’île au milieu du XXème siècle quand Saint-Barth était à des années lumières de la prospérité actuelle. Pendant une cinquantaine d’années, les St-Barths ont récolté, péniblement à la main, le sel qui était ensuite acheminé par bateau vers la Guadeloupe ou la Martinique.

Côté animation, en dehors de la plage, quatre restaurants ont trouvé leur place dans le paysage culinaire. Le plus ancien, le Tamarin, s’ouvre dans un charmant décor de verdure, rare à St-Barth. Un restaurant italien, Pacri, à l’architecture locale, borde la Saline et avant le parking de la plage, deux anciens chefs de Maya, ont ouvert l’Esprit de Saline et le Grain de Sel.

Pour l’immobilier, Saline est principalement peuplée de résidents de l’île. Pour avoir une vue mer-Saline est au fond d’une vallée et la dune de sable cache la mer des Caraïbes- il faut en réalité monter sur les hauteurs, en direction de Saint-Jean où quelques villas offrent un très beau panorama. Plus loin, vers Grand Fond, c’est une autre Saline, appelée Petite Saline, petit hameau à la croisée des chemins, où dans les mornes, les villas, dans une atmosphère plus rurale, peuvent avoir des vues plongeantes sur la mer à Lorient, St-Jean ou Grand Fond.